SAINT-EMILION 2002 : UN FAIBLE RENDEMENT POUR UNE TRES BELLE QUALITE


Les vendanges s’achèvent à Saint-Emilion concluant une année atypique pour les vignerons qui, après une période de doute et de travaux incessants dans le vignoble, ont vendangé dans un climat serein et enthousiaste grâce à un été indien exceptionnel. Dans les chais où les vinifications se poursuivent, c’est l’assurance d’une très bonne qualité qui se profile et la confirmation de faibles rendements.


Des précipitations faibles pendant l’hiver et le printemps

L’hiver 2001/2002 a été marqué par un déficit hydrique important : la pluviométrie cumulée d’octobre à mars représente moins de 50% de la pluviométrie habituelle. Ce déficit est resté marqué jusqu'aux vendanges. La végétation a poussé régulièrement grâce aux températures favorables d’avril (+ 4,5 °C par rapport aux moyennes trentenaires pendant la dernière décade). Les pluies de la première quinzaine de mai ont permis de stimuler la pousse de la vigne.


Une floraison étalée

La floraison 2002 a été moyennement précoce et assez étalée à cause des températures fraîches des deux premières décades de juin.
Début juin, les merlots en zones précoces étaient en fin de floraison et les cabernet francs étaient au même stade ou parfois plus avancés.


Interventions dans la vigne

Fin juin, on observait une certaine hétérogénéité au niveau des grappes dans le développement de la taille des baies avec la présence de coulure et de millerandage. Un travail important de "nettoyage" est alors réalisé dans tout le vignoble par les viticulteurs.

Véraison et maturation

La véraison, débutée fin juillet, s'est déroulée d'une façon lente, mais plus homogène que la floraison, conséquence d'un ensoleillement moyen avec des températures proches de la normale saisonnière. La véraison était terminée sur la quasi totalité des parcelles le 25 août.

La lenteur de la véraison et le déficit hydrique sur cette même période, ont favorisé de façon spectaculaire la synthèse des anthocyanes dans les pellicules.

Une intervention incessante de qualité dans le vignoble (effeuillage, suppression de grappes…) pendant tout l'été a permis de limiter de façon spectaculaire l'hétérogénéité de maturation des raisins réduisant encore la quantité naturellement faible cette année.

Les pluies enregistrées dans la deuxième quinzaine d'août n'ont pas eu de conséquences désagréables pour le vignoble, grâce au fantastique travail estival réalisé à la vigne.


Vendanges : l'été indien

A partir de la deuxième décade de septembre et jusqu'à mi-octobre, le temps chaud, sec (aidé par le vent d’est) a permis de concentrer et de récolter les raisins quels que soient les cépages, à leur optimum de maturité. Les vendanges ont débuté vers le 23 septembre pour les merlots en zone précoce. Des tris et des sélections importants ont conclu positivement tous les efforts réalisés auparavant par les viticulteurs au vignoble.


Premières impressions…

Le résultat est à la hauteur des efforts. Les vins présentent en général un bon équilibre (bon rapport alcool/acide), une couleur impressionnante dès les premiers jours de cuvaison, de très beaux arômes fruités et des tanins souples et mûrs à valoriser par des macérations et des élevages adaptés.


 

CLOS DE L'ORATOIRE : vainqueur de la 8ème Coupe GaultMillau des Grands Crus Classés de Saint-Emilion

La 8ème édition de la Coupe GaultMillau Belgique des Grands Crus Classés de Saint-Emilion s'est déroulée lundi 6 mai 2002 à l'Hôtel Hilton à Bruxelles.

Cette compétition biennale, initiée en 1988, a vu s'opposer cette année quarante Grands Crus Classés de Saint-Emilion selon une formule de matchs éliminatoires au cours desquels les crus s'affrontent deux par deux sur 3 millésimes (1997, 1998 et 1999, cette année). C'est ainsi le cru le plus régulier sur l'ensemble des millésimes qui l'emporte.

Clos De L'Oratoire est sorti vainqueur de cette 8ème édition, l'emportant en finale devant Château Berliquet. Les demi-finalistes sont Château Cap De Mourlin et Château La Couspaude.

- Clos de L'Oratoire appartient au Comte Stephan Von NEIPPERG. C'est une propriété de 10,3 hectares située sur sol pied de côte et glacis argileux, plantée à 90 % de Merlot, 5 % de Cabernet Franc et 5 % de Cabernet Sauvignon et produit en moyenne 50 000 bouteilles par an.

- Château Berliquet est la propriété du Vicomte Patrick de LESQUEN. Ce vignoble de 9 hectares, situé sur le plateau de la Magdelaine (sol argilo-calcaire et argilo-sablonneux), est planté à 75 % de Merlot, 20 % de Cabernet Franc et 5 % de Cabernet Sauvignon et produit en moyenne 30 000 bouteilles par an (premier vin)

- Château Cap de Mourlin qui appartient à Jacques CAPDEMOURLIN est une propriété de 14 hectares située, pour la partie haute sur un sol argilo-calcaire et pour le centre et la partie basse sur une terre argilo-siliceuse avec crasse de fer. L'encépagement de ce vignoble est de 65 % de Merlot, 25 % de Cabernet Franc et 10% Cabernet Sauvignon pour une production en moyenne de 70 000 bouteilles par an.

- Château La Couspaude est la propriété de la famille AUBERT. Il s'agit d'un vignoble de 7 hectares sur sol argilo-calcaire planté à 75 % de Merlot, 15 % de Cabernet Franc et 10 % de Cabernet Sauvignon pour une production annuelle de 36 000 bouteilles (3 000 caisses environ).

Rappelons que la Coupe des Grands Crus Classés de Saint-Emilion a, depuis 1999, son homologue avec la Coupe des Grands Crus de Saint-Emilion qui se déroule tous les 2 ans à Saint-Emilion en alternance avec la Coupe des Grands Crus Classés.

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