Thé de Pu’Er et vins de Saint-Emilion-Pomerol-Fronsac : des origines millénaires

Thé de Pu’Er et vins de Saint-Emilion-Pomerol-Fronsac : des origines millénaires

Si les vins de Saint-Emilion-Pomerol-Fronsac et les thés de Pu’Er partagent de nombreux points communs dans l’élaboration et la dégustation, ils sont aussi le fruit d’une très longue histoire.

Si les vins de Saint-Emilion - Pomerol - Fronsac et les thés de Pu’Er partagent de nombreux points communs dans l’élaboration et la dégustation, ils sont aussi le fruit d’une très longue histoire. Entre origines mythologiques et partenariat culturel, gros plan sur ce qui rapproche les thés de Pu’Er et les vins de Saint-Emilion - Pomerol - Fronsac. 

Le vin et le thé, des boissons mythiques

Détail amusant et preuve de leur importance culturelle, le vin et le thé ont tous deux des origines mythologiques. Pour le vin, c’est du côté de la Grèce antique qu’il faut chercher : la culture de la vigne et l’invention du vin y étaient attribuées à Dyonisos. Incarnation de la force végétale, le fils de Zeus, mi-homme mi-dieu, était le seul à pouvoir boire du vin pur. Les simples hommes devaient se garder de la démesure et mêlaient le vin avec de l’eau avant de le boire. En Chine, la légende attribue la découverte du thé à un être, également mi-homme et mi-dieu. Avec son ventre transparent, Shen Nong avait le pouvoir de mesurer les vertus des plantes. Un jour, alors qu’il se reposait au pied d’un arbre, quelques feuilles tombèrent dans l’eau qu’il venait de faire bouillir. Shen Nong goûta la boisson colorée et parfumée par le thé et la trouva bonne. Le thé fut ainsi incorporé à la pharmacopée chinoise et a toujours été associé au bien-être, mais également au plaisir.

Thé de Pu’Er et vin de Saint-Emilion - Pomerol - Fronsac 

Si le thé et le vin partagent des origines légendaires, les thés de Pu’Er et les vins de Saint-Emilion - Pomerol - Fronsac sont les fruits d’une histoire millénaire, cette fois bien réelle. Sous l’influence romaine, pendant l’Antiquité, les premières vignes furent plantées autour de Saint-Emilion. Après une période d’éclipse, la vigne connut un nouvel essor à Saint-Emilion au Moyen-Âge, sous l’impulsion des moines bénédictins. L’année 1199 fut une année clé pour la renommée de ces vins. En effet, le pouvoir anglais créa la Jurade de Saint-Emilion, qui aura dès lors un rôle crucial dans la production et la commercialisation de vins de qualité.

En Chine, l’histoire du thé remonte à plus de 5000 ans. Ce sont les Chinois qui réussirent à domestiquer le théier, ce camélia si particulier. La province du Yunnan et la ville de Pu’Er furent au cœur de cette zone originelle de la culture du thé. À partir du 6e siècle, le thé fut compressé en galettes et transporté à dos de cheval. Objet de troc avec les nomades de l’ouest de la Chine, le thé parvint ensuite en Europe, au terme d’un long périple. Aujourd’hui, le thé de Pu’Er est considéré comme une boisson d’exception, tout comme les vins de Saint-Emilion - Pomerol - Fronsac. 

Vins et thés, des civilisations

À la lumière de ces histoires, qui ont donné naissance à des savoir-faire précis, les vins de Saint-Emilion-Pomerol-Fronsac et les thés de Pu’Er ont décidé d’entamer un dialogue très riche. En 2016, le musée du thé de la ville de Pu’Er inaugure un espace dédié aux vins de Saint-Emilion - Pomerol - Fronsac. Que ce soit à Saint-Emilion-Pomerol-Fronsac où à Pu’Er, génération après génération, les hommes et femmes ont domestiqué une plante, puis en ont tiré le meilleur. Ils ont appris à connaître les terroirs les plus adaptés et à observer les subtilités de la climatologie. En 1999, l’Unesco a reconnu le caractère exceptionnel de la Juridiction de Saint-Emilion et de son paysage viticole historique. Dans la province du Yunnan, les témoignages de l’histoire du thé de Pu’Er sont aussi honorés. Des théiers millénaires, dont le plus ancien à plus de 1000 ans, y sont précieusement conservés.

 

Dernière mise à jour le : 24/11/2016